Actualités du 17 janvier 2020


  • Comme chaque année, Rencontre des Continents est enchantée de vous proposer de nombreuses formations et animations en lienS avec l’alimentation durable, la souveraineté alimentaire, les pratiques culinaires créatives, la mise en projet, l’éducation-animation-formation, l’accompagnement de projet, le secteur professionnel de l’AD à Bruxelles, l’intelligence collective, l’approche systémique, l’effondrement… et bien d’autres choses encore !


     



    Merci à Matthieu Van Niel, volontaire chez nous, pour ce magnifique arbre de formation ;)


    Certaines formations sont ouvertes à toustes, d’autres aux acteur.trices relais (animateur.trices, porteur.euses de projets, éducateur.trices, formateur.trices...). Pour vous orienter, nous vous conseillions de prendre le temps de lire chacune des pages présentant une formation (que vous trouverez sous l’onglet « Activités – Formations  »).


    - Formation "Hêtre" (1er et 2nd semestre 2020 - pré-inscriptions et séances d’infos - contacter Alice) :
     Découverte du secteur de l’alimentation durable


    - Formation "Bonzaï" (cycle dédié au vonlonterres RdC et toute personne intéressée à se former et à s’engager à nos côtés pour l’année à venir. - en mars 2020 - contacter Louise) :
    Week-end de formation pour les volonterres présents et à venir !


    - Formation "Peuplier" (en 2020, contacter Margot) :
    Education et diversité culturelle


    - Formation "Laurier" (2eme semestre 2020, - contacter Margot et Louise) :
    Cycle d’approfondissement en Cuisine Ecologique et politique


    - Formation "Aubépine" (2eme semestre 2020, - contacter Emilie) :
    Education et approche systémique


    - Formation "Frêne" (tout le temps, contacter Daniele) :
    Formations, animations, renseignements, accompagnement à la demande


    - Formation "Sureau" (Novembre 2020, infos à venir, contacter Seb) :
    Animatrices-teurs Jeu de la Ficelle et Potentia - La puissance de l’agir collectif !


    - Formation "Arbousier" (Décembre 2020, infos à venir, contacter Seb) : Formation "Arbousier" ! Agir avec l’education populaire pour faire face aux effondrements


    Bonne découvertes... N’hésitez pas à prendre contact avec les personnes responsables si vous souhaitez plus d’infos !


    Pour toute demande d’animation, de formation, d’intervention sur mesure dans le cadre de votre projet, de partenariat lors d’un événement en lien avec l’alimentation durable à Bruxelles... ou pour toute autre chose - on a conscience de votre créativité débordante et on adore ça - merci de bien vouloir prendre quelques minutes pour remplir le formulaire de demande (disponible sur la page « contact »). Cela facilitera nos échanges à venir et nous permettra de vous faire un retour ou une proposition au plus près de vos attentes.


     


    N’hésitez pas à prendre contact avec l’équipe si vous souhaitez plus d’infos !


     


    Belles vacances et au plaisir de vous rencontrer à la rentrée 2020 au détour d’un des multiples chemins de notre forêt !



     


  • LES PREMIERS RÉSULTATS DE LA STRATÉGIE GOOD FOOD
     
    À Bruxelles, les initiatives en faveur de la Good Food sont de plus en plus nombreuses et diversifiées. Mais qui sont les acteur.rice.s de la transition du système alimentaire bruxellois ? Mis en œuvre par des professionnel·le·s ou citoyen·ne·s, les multiples projets de notre capitale sont inspirants et réveillent les consciences. Quatre ans après le lancement de la stratégie Good Food, il est temps de vous présenter un premier bilan de ses résultats en s’immergeant au cœur d’actions bruxelloises inspirantes.
     
     
    Consciente de nombreux enjeux liés à l’alimentation, la Région bruxelloise a élaboré, en 2016, la stratégie Good Food, qui est mise en œuvre conjointement par Bruxelles Environnement et Bruxelles Economie Emploi. Son but ? Développer et soutenir des actions pour une production locale respectueuse de l’environnement, valoriser les produits locaux et de saison, réduire le gaspillage et la consommation de viande. À terme, un des objectifs majeurs de la stratégie est que Bruxelles devienne une région plus autonome pour nourrir ses citoyens.
     
    Ces dernières années, nombreux sont ceux et celles qui se sont impliqués dans des projets autour de cette thématique. C’est grâce à eux que la Good Food connaît un tel engouement depuis 4 ans. La stratégie « vit » grâce à ces acteur·rice·s de terrain, au premier rang d’initiatives locales et de pratiques innovantes contribuant à l’évolution des ambitions régionales.
     
    Découvrez la version en ligne de ce 1er bilan ponctuée de vidéos de projets engageants, ou commandez gratuitement un exemplaire papier du bilan via info@goodfood.brussels, et surtout, poursuivons ensemble cette belle aventure Good Food !
     
    Cordialement,
     
    L’équipe Good Food de Bruxelles Environnement


     


  • Plus que quelques jours pour soutenir le 1er documentaire sur l’alimentation saine, locale et responsable en Belgique ! Il parlera d’agro-écologie, du bio (labellisé ou non) et de nouveaux modèles économiques comme le système de commercialisation CSA... Ensemble, nous pouvons actionner le levier de la transition alimentaire pour permettre à notre pays d’être plus autonome et souverain.


    Merci de les soutenir sur Miimosa, c’est par ici :
     https://www.miimosa.com/be/projects/documentaire-100-belge-sur-les-heros-de-notre-alimentation


     



     


    Pourquoi notre documentaire est-il à la fois innovant et important pour nos pays ?



    Nous réalisons un documentaire sur le local car selon nous, c’est une bien meilleure garantie qu’un label européen (produire pour le vivant et par le vivant ≠ produire pour le business !). Niveau économique, le PIB reste chez nous (et on peut bien souvent payer avec de la monnaie citoyenne), cela aide nos producteurs qui travaillent durs et ont des difficultés aujourd’hui pour subvenir à leurs besoins (quel paradoxe de ne pas toujours pouvoir manger à sa faim alors qu’on produit à manger), cela nous permet de découvrir par nous-même comment ils produisent et ainsi de recréer du lien social, d’encourager des pratiques qui respectent le fil des saisons (ce qui est bon pour notre santé et notre immunité) et l’environnement. Et même si on n’en est pas certain, on peut le vérifier par nous-même et bien souvent, on en apprend sur le sujet, ce qui nous permet de mieux comprendre et ainsi, de nuancer le débat politique et citoyen sur les questions d’environnements et de réformes.


    Dans notre documentaire nous parlerons d’agro-écologie, du bio (labellisé ou non) et de nouveaux modèles économiques comme le système de commercialisation CSA. Nous voulons offrir aux téléspectateurs des informations concrètes concernant les différents types de productions dites "bonnes" pour notre environnement car aujourd’hui il y a de quoi se perdre avec l’agro-business qui peut s’emparer de tout pour son profit. Il y a tellement de critères : le type de terre qu’on cultive, les moyens financiers (et subsides) à disposions et l’expérience du producteur, peuvent faire varier le travail de l’un ou de l’autre. Exemple : un agriculteur qui n’est pas labellisé bio peut produire de la meilleure qualité qu’un autre agriculteur qui a plusieurs labels BIO (le label peut coûter cher et son cahier de charges a bien diminué depuis son lancement européen car il a fallu uniformiser le tout pour que ça soit applicable pour plusieurs pays). Bref, changer de modèle agricole, cela peut être extrêmement difficile puisque le système a poussé les producteurs à produire plus, avec de plus grosses machines, avec plus de produits phyto (on parlait de "modernisation" à l’époque) et à être dépendants d’autres entreprises jusqu’à l’endettement.

     


    Dans notre film, nous nous attardons sur les différences bénéfiques que peuvent apporter une production locale à distribution locale (avec les différentes manières de travailler de chacun ainsi que les différents modèles économiques innovants découverts) comparé au modèle agro-industrielle dominant. Nous mettrons l’accent sur le côté humain mais aussi le côté pratique. Chaque producteur a partagé son récit personnel ainsi que ses techniques agricoles et économiques pour subvenir à ses besoins tout en restant fidèle à son objectif sain et responsable. Au cours de ces deux mois de voyage, nous avons constaté que chacun travaille à sa manière et peut apporter des solutions à d’autres (tantôt pratiques, économiques, logistiques ou éco-systémiques). Une véritable synergie peut alors émaner entre tous ces acteurs. Des solutions existent autant pour les producteurs, les entrepreneurs, les distributeurs que pour les mangeurs, au sein des différentes communautés (flamandes, wallonnes et bruxelloise) et c’est ce que nous comptons bien vous montrer !


    Nous voulons à travers notre film pouvoir apporter des réponses à la grande question : « Pourquoi est-il nécessaire de consommer local et de développer l’économie locale aujourd’hui en Belgique ? ». Nous avons un tas de pistes et de pépites dans nos 50h d’images récoltés. Nous allons donc tenter d’atteindre le grand public en sélectionnant ce qu nous paraît le plus touchant et à la fois ce qui vulgarise au mieux le sujet. Nous espérons avoir un impact national et pourquoi pas, inspirer d’autres pays (faut voir grand dans la vie :-)).


    Manger fait partie des besoins vitaux, et l’alimentation a un impact significatif sur la santé et l’environnement. Dès lors, comment avoir une alimentation de qualité plutôt qu’une alimentation de supermarché ? L’alimentation locale, saine, est-elle vraiment réservée à une frange de la population ? Comment rendre visibles et accessibles ces acteurs locaux de l’alimentation au plus grand nombre ? Tels ont été nos questionnements et notre motivation pour réaliser ce film : « la révolution commence dans l’assiette ». Choisir une alimentation saine et locale, c’est soutenir nos producteurs, donner un coup de pouce à l’économie belge et redonner vie à nos campagnes. C’est aussi choisir de boycotter les produits superflus qui nuisent à notre santé, notre bien-être et celui de notre planète.



    Contrairement aux films "En quête de sens" et "Demain", nous sommes restés chez nous et avons parcouru tout le pays à vélo en mode Zéro Déchet. Les femmes et hommes que nous avons interviewés ne sont pas spécialement connus du grand public, notre but était de donner la parole aux acteurs de l’alimentation de demain, qui oeuvre chaque jour à nourrir nos corps et nos têtes.
    Pour ne pas s’éparpiller, nous avons gardé le "MANGER LOCAL" comme thème central et nous orientons notre film vers les solutions déjà existantes : ce qui nous différencie des autres documentaires.


    Et si, en ce début d’année, vous offriez tout simplement une belle contrepartie à un.e ami.e ? Faire partie d’un projet écologique et durable : un beau cadeau qui se partage.

    Ensemble, nous pouvons actionner le levier de la transition alimentaire pour permettre à notre pays d’être plus autonome et souverain. MERCI beaucoup de votre soutien !


     


    Ludo, François, Claire, Kiran et Marco 


     


  • Chères amies Continentistes,


     


    Commençons d’abord par vous remercier pour vos enthousiasmes, sourires et soutiens durant l’année écoulée. Celle-ci fut riche grâce à vous ! Et nous espérons pouvoir encore, avec vous, semer de jolies graines dans la trame du monde.


    Et maintenant... 2020 ! Début d’une nouvelle année, mais aussi d’une nouvelle décennie. Même si le flux des événements en a peu à faire du calendrier grégorien, ceci nous invite à jeter un œil dans le rétroviseur.. et à « faire le point » comme on dit : que se passe-t-il en cette époque étrange ? Une bifurcation s’annonce-t-elle ? Comment imaginer la décennie à venir ?



     


     


    Si nous vivons déjà des effondrements – de la biodiversité, de la fertilité des sols, des réserves halieutiques, de la stabilité climatique, des équilibres et des liens sociaux, du sens et du vocabulaire, … - rien n’indique que demain sera plus souriant !


    Mais alors.. Quels vœux sont adéquats ? Comment repenser ce que signifie avoir de l’espoir face aux désastres en cours  ?


    C’est pourquoi nous vous souhaitons de la lucidité face à notre époque, ses caractéristiques et ses défis. C’est sans doute la première démarche à accomplir, même si cela peut faire mal et/ou peur. Mais n’ayons pas peur de la peur… Ne la laissons pas nous tétaniser ou nous faire regarder ailleurs.. Osons regarder, observer, en face et au-delà des apparences… mais aussi questionner, remettre en question, en perspective... et surtout (ré)inventer, (ré)enchanter, (re)créer, (re)tisser… encore et toujours. Pour résister au rétrécissement des possibles qui nous accable, en inventant des pratiques de solidarité et de réciprocité avec les vivants, humains et non-humains.


    Multiplions plus que jamais les îlots au sein desquels peuvent vivre et s’épanouir autant les vers de terre, les abeilles, les grands arbres que les humains. Soyons des créatrices d’imaginaires inspirants, vecteurs d’espoirs lucides. Et pour cela soyons attentifs à la dignité du présent.


    Comme l’écrit Corinne Morel Darleux : « La dignité du présent est ce qu’il nous reste de plus sûr face à l’improbabilité de victoires futures, de plus en plus hypothétiques au fur et à mesure que notre civilisation sombre ».


    Et surtout, pour affronter les temps qui viennent, nous vous souhaitons de tisser des liens d’écoute, de soutien, de partage. C’est au sein de ces tissages (en nous, avec nos proches et le monde extérieur) que nous pourrons au mieux accepter nos fragilités, nos limites… et entrevoir nos possibles.


    Redonnons vie aux mots « altruisme », « tendresse », « poésie », « coopération », « entraide », « solidarité », « empathie », « bienveillance » ou « bonté », pour (re)créer ensemble un humus fertile et riche dans lequel tout être vivant pourra puiser les ressources pour relever les défis qui nous attendent et contribuer à densifier, diversifier et étendre la forêt qui pousse envers et contre toutes les folies de ce monde.


    On vous embrasserait bien « chaleureusement », mais 2019 a été bien trop chaud… Ce seront donc plutôt des embrassades rafraîchissantes et revigorantes, remplies de l’énergie de la source des torrents… pour que 2020 vibre et pétille d’une énergie nouvelle.


     



     


     


  • Article à retrouver sur : 
    https://reporterre.net/Du-bio-pas-cher-dans-les-quartiers-populaires-le-pari-de-l-association-Vrac 
    (Source)





     


       Dans treize quartiers populaires lyonnais, l’association Vrac lutte contre la précarité alimentaire. Plusieurs groupements d’achats, fonctionnant comme des Amap, permettent aux habitants d’acheter des produits issus de l’agriculture paysanne et biologique à prix coutant.


     


    Entre les murs du Centre social de la Sauvegarde, au cœur du quartier de La Duchère se tient un singulier marché. Sur des nappes tout juste dressées, des balances électroniques aux écrans verts s’alignent aux côtés de sacs d’amandes, de farine, et de lentilles, produits tous issus d’agriculture biologique. Des bidons d’huiles d’olive et de lessives sont serrés contre des bouteilles de jus de pomme locaux. Alors que l’après-midi débute doucement en ce milieu de semaine, une vingtaine d’habitantes du quartier sont déjà présentes pour récupérer leurs commandes auprès de cette permanence éphémère de l’association Vrac (acronyme de Vers un réseau d’achat commun).
    Devant l’un des étals, Janique, résidente du quartier, jette un regard gourmand sur un sac de dattes. « Ça me rappelle mon enfance à Tunis », murmure-t-elle avec un sourire. Derrière l’éventaire, Monique, qui arbore une grisaille de cheveux et des lunettes en écaille de tortue, lui demande : « Vous avez fait une commande ? Sinon ça peut manquer à quelqu’un d’autre. » Janique opine : « Oui, 200 grammes », répond-elle après avoir consulté sa fiche. Ici, chacun a sa liste de courses à la main, comportant les détails de sa commande, les quantités et les prix, et coche les articles au fil des pesées.


     

    Des fromages de chèvre achetés auprès d’un éleveur de la région.


    Le centre social n’a pourtant rien d’une épicerie, et les personnes à l’origine de cette initiative n’ont pas l’esprit marchand : tous les produits sont vendus à prix coûtant. Lancée en 2013 dans trois quartiers populaires lyonnais, l’association Vrac s’était donnée pour objectif de lutter contre la précarité alimentaire en donnant accès à ses habitants à des aliments de qualité issus de l’agriculture paysanne, biologique et équitable à des prix plus abordables que ceux des grandes surfaces ou des magasins spécialisées.



    Appuyé par la fondation Abbé Pierre et soutenu par un bailleur social, Vrac a depuis bien grandi : « Des trois groupements de départ à La Duchère, au Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin, et aux Minguettes à Vénissieux, nous en sommes aujourd’hui à treize sur Lyon », dit Boris Tavernier, l’un des initiateurs du projet et directeur de Vrac. Le travail de l’association a d’ailleurs fait des émules : au fil des ans, d’autres groupements d’achats ont éclos en périphérie de Paris et à Strasbourg, Bordeaux, Toulouse… De nouveaux projets sont en développement à Nantes et Lille.
    « Nous organisons aussi des permanences physiques dans les centres sociaux, car beaucoup de personnes sont éloignées du numérique »


     


    « Nous avons un fonctionnement similaire à celui d’une Amap [une association pour le maintien d’une agriculture paysanne ou une association pour le maintien d’une agriculture de proximité] », explique Matthieu, en service civique auprès de Vrac. Les doigts sur le clavier de son ordinateur, le jeune homme montre le fonctionnement du site internet de Vrac. « Tu choisis sur le site cagette.net les articles et la quantité dont tu as besoin, et tu les commandes. » Une solution simple, mais pas adaptée à tous : « Nous organisons aussi des permanences physiques dans les centres sociaux, car beaucoup de personnes sont encore éloignées du numérique. Et une semaine par mois, nous montons des épiceries éphémères dans les centres sociaux pour tout distribuer. » Quant au cœur de cible de cette initiative, il s’agit « principalement des retraités, de mères de famille, généralement dans la trentaine, parfois seules. Nous avons la volonté de toucher ce public : on ne touche pas les jeunes travailleurs en choisissant de faire la distribution en milieu d’après-midi en semaine », dit Élisa de Vrac.



     


       Tout au long de l’après-midi, ce sont surtout des femmes qui sont passées récupérer leurs commandes. « Je viens surtout pour l’huile d’olive et le chocolat, et en plus là je vais pouvoir faire des gâteaux pour Noël avec », sourit Sylvie, une mère de famille du quartier. « Moi c’est la qualité qui m’attire, les produits ne sont pas chers, et ça ne fait pas de mal à mes enfants de grignoter des fruits sains plutôt que des bêtises industrielles », renchérit Inès en pesant des dattes.
    Pour obtenir des prix inférieurs à ceux du marché, la solution réside dans la logistique, selon Boris : « Il faut travailler en direct avec le producteur, sans intermédiaire, et en gros volume. » Pour des raisons d’hygiène et de stockage, l’association ne fournit pas d’aliments trop vite périssables dont de nombreux fruits et légumes, ce qui bride l’accès à certaines denrées très demandées. Pour autant, le catalogue de Vrac reste riche : « Nous avons une centaine de références, énumère Boris, ça va de la farine, aux fruits secs, des compotes aux légumineuses : pois chiches, haricots rouges, pâtes… On a aussi du fromage qui est livré en camion froid par les producteurs. »
    Anomalie dans ce paysage bio, deux cartons emplis de papillotes attirent les coups d’œils gourmands. « C’est pour les fêtes de fin d’année, indique Boris, elles ne sont pas biologiques, mais elles viennent de la Loire. » Ici, les délices chocolatés sont écoulés à 11,5 euros le kilo, pour 15 à 20 euros en grande surface, preuve des économies réalisées pour les adhérents.


    Pour les fêtes de fin d’années, Vrac s’est procuré des papillotes à prix réduit.


      Boris Tavernier reste cependant lucide sur les limites de Vrac : toutes les denrées ne proviennent pas de circuits courts, ou même de producteurs français. « Quand tu travailles sur des produits secs, tu ne peux pas voir des milliers de produits en circuit court. Notre huile d’olive vient de Catalogne. C’est un producteur en direct, mais il est de l’autre côté de la frontière. Le café et le chocolat viennent d’Amérique du Sud... On est obligé de faire confiance à un label qui nous a raconté la manière dont il travaille avec les producteurs sur place… » D’autres problèmes viennent parfois également enrayer la machine de Vrac. Les inexactitudes dans les commandes ou dans les quantités livrées ne sont pas rares. « Nous ne sommes pas un supermarché, il peut y avoir des erreurs, de notre côté ou de celui des adhérents, défend Élisa, c’est un groupement d’achat, pas un supermarché en mesure de gérer des gros stocks. »



    Mais comment s’assurer que les résidents des quartiers se soient réellement appropriés ces circuits d’alimentation, comme le promet l’association ? « Vrac est en appui, mais l’impulsion qu’on veut donner, c’est que ce soit les habitants qui soient en charge », répond Joachim, chargé de mission chez Vrac. « Sur les treize groupements de Lyon, cinq sont complètement autonomes, dit Boris, mais pour les groupements historiques, c’est impossible d’en partir. Ils ne s’autonomiseront pas : il y a un lien trop fort qui s’est créé entre nous. » Concernant les antennes créées ailleurs en France, l’association a choisi de valoriser l’ancrage territorial et de laisser le soin aux acteurs locaux de prendre en main les nouveaux groupements d’achats.

    Pour faciliter les achats, les commandes sont regroupées sur le site internet de cagette.net.


      Si l’inscription est gratuite, les membres de Vrac espèrent néanmoins un investissement en temps de la part des bénévoles qui signent la charte de l’adhérent. « Sur 1.200 familles participantes à Lyon, nous avons 130 bénévoles hyperactifs, estime Boris. Sur chaque groupement, tu as une dizaine de personnes qui participent aux prises de commandes, aux distributions, pour aller présenter l’association à des collectivités ou des entreprises... »

    Le tour de la ferme a permis «  de voir d’où viennent les aliments et de créer du lien entre producteurs et consommateurs  »


      Pour renforcer encore ce lien, Vrac tente régulièrement de briser la distance entre le champ et l’assiette : « J’ai été voir notre producteur de fromage de chèvre avec les volontaires de Vaulx-en-Velin, à la ferme Chasse-Nuage à 40 minutes de Lyon, dit Matthieu. Le producteur nous a fait faire le tour de la ferme et a pris le temps de discuter avec les bénévoles autour d’un pique-nique. Ça permet de montrer d’où viennent les aliments et de créer du lien entre les producteurs et les consommateurs. »

    Au Centre social de la sauvegarde, Quartier de La Duchère, Lyon 9e.


      Ce rapprochement s’est également tissé au sein des collèges des quartiers, où Vrac s’est joint au projet Marguerite, un réseau d’enseignants et de chercheurs souhaitant mettre en action une éducation agri-alimentaire. Ensemble, ils ont élaboré un programme auquel ont participé 125 collégiens scolarisés dans le quartier de Vénissieux (Lyon, 9e). « Toute l’année, les élèves ont travaillé sur des questions d’alimentation, de circuits courts... Ils ont fait un potager dans leur collège, ont rencontré des producteurs, des horticulteurs, et des membres de l’Institut Paul Bocuse », se souvient Myriam Laval, professeur d’histoire-géo et co-fondatrice du réseau Marguerite.



    Le programme a culminé lors du concours de cuisine des Vénichefs où les élèves ont fait goûter leurs créations aux papilles des cuisiniers étoilés composant le jury. Avec une contrainte supplémentaire et symbolique : composer des plats végétariens. « La viande, c’est un marqueur social, explique Boris, mais si c’est un chef étoilé qui te dit qu’il va mettre ton plat végétarien à la carte de son restaurant, ça te fait changer de mentalité. Tu peux montrer que tu as un plat qui est bon, beau, et moins cher pour le porte-monnaie. »


     


  • "En été 2020, nous marcherons, nous nous rencontrerons, nous dialoguerons et nous partagerons les repas tout au long du chemin de Bruxelles à Avioth et puis ensuite jusqu’à Genève."



     


    APPEL AUX VOLONTERRES ! 



    Le 2 octobre 2019, jour d’anniversaire de la naissance (1869) du Mahatma Gandhi, a débuté une ‘Marche globale’ de Delhi (Inde) vers Genève (Suisse). Il faudra un an et la traversée de 17 pays avant d’y arriver, le 25 septembre 2020. Cette mobilisation et ces marches sont au cœur de la campagne internationale ‘Jai Jagat 2020’, lancée par le mouvement indien Ekta Parishad et son leader P.V. Rajagopal ; des marches s’organisent aussi depuis la majorité des pays européens pour ensemble rejoindre Genève et co-construire ensemble nos plaidoyers et nos actions pour le monde. (Voir : www.jaijagat.eu)

    Le 1 juillet 2020 partira de Molenbeek une ‘Marche de ferme en ferme’, vers Avioth (arr. de Verdun, France), passant par la Petite Foire de Semel. Il faudra 4 semaines et la traversée de près de 25 communes avant d’arriver à Avioth, fin juillet 2020.(Voir :www.jaijagat.be)

    La marche en Belgique (Bruxelles-Avioth) sera ouverte à tou.tes, à condition de s’enregistrer préalablement pour toute participation qui dépasse une journée. Il est impossible pour le moment d’évaluer le nombre de marcheurs sur les différentes étapes du parcours, mais nous nous attendons une moyenne d’une centaine à accueillir, nourrir et loger chaque jour.

    Les organisateurs cherchent des cuisiniers bénévoles pour nourrir ce beau monde ! L’engagement peut porter sur quelques jours ou plus longtemps si moyen. Une remorque équipée fera office de cuisine mobile. Menus et intendance seront préparés avec l’aide de Claude Pohlig et de Daniel Cauchy.

    Si vous êtes partant pour cette belle aventure, contactez : alain.dangoisse@gmail.com 

    Merci d’avance

     

     


    Notre Vision

     


    Jai Jagat ! : Victoire d’un monde inclusif et pacifique


    Face aux crises économiques, sociales et environnementales en cours, partout se lève une volonté de changement en profondeur de nos modes de vie. La campagne Jai Jagat (’One Planet All People’ ou encore ’Victoire d’un monde inclusif et pacifique’) œuvre à un monde bienveillant pour l’ensemble du vivant, où « personne n’est laissé pour compte ».

     
     

     


    Notre Mission

     


    Pourquoi nous marchons ?

    • Promouvoir le principal message de Gandhi, la non-violence,comme stratégie globale de transformation et comme manière de vivre ensemble.
    • Faire de la campagne Jai Jagat, dont les marches sont une composante essentielle, un outil de convergence des forces de changement et de transformation individuelle, sociétale et institutionnelle.
    • Valoriser les savoirs des femmes, des jeunes et des plus démunis en tant qu’acteurs essentiels de cette campagne.
    • Contribuer à la prise de conscience grandissante des défis environnementaux,
      sociaux et démocratiques globaux.
    • S’appuyer, dans un dialogue critique, sur les Objectifs de développement durable (Agenda 2030) pour réaliser ces missions.
     
     

     


    Notre Plaidoyer

     


    Quel message portons-nous à Genève ?


    Notre [dé]marche contiendra des recommandations sur les modifications à apporter à une forme de politique ascendante aux niveaux local, régional et international, sur les thèmes suivants :


    1) éliminer la pauvreté,
    2) éliminer la discrimination sociale,
    3) inverser la destruction écologique et la crise climatique,
    4) mettre fin aux conflits.

     
     


     



    Pour retrouver toutes les infos, rendez-vous sur : 
    https://www.jaijagat.be


     


     


     


     


  • Si vous avez un peu de retard dans les cadeaux de fin d’année, pourquoi ne “RIEN” acheter ? “RIEN” c’est un cadeau que vous offrez, ou que vous demandez, en échange d’un don à Greenpeace.


    En offrant ou en recevant "RIEN", vous permettez, entre autres, à Greenpeace de veiller à ce que plus rien ne soit abattu en Amazonie, à ce que plus rien de polluant ne finisse dans la mer et à ce que plus rien ne soit extrait des profondeurs de l’Arctique.


    Et ça, ce n’est pas rien !



     


    Source : https://act.greenpeace.org/page/50665/shop/1


  • Le 14 décembre 2019 le collectif de de Rencontre des Continents a posé ses quartiers à La Serre le temps d’une après-midi... Retour sur notre "FORUM ANNUEL"


    S’y sont retrouvées, croisées et/ou rencontrées des membres de l’équipe, des volonterres de longue date ou fraîchement arrivé.es, des membres du cercle coeur, des toutes nouvelles têtes et des "pas vues depuis un bail"... tout cela dans une ambiance conviviale et détendue :)


    Il y a d’abord eu le "temps de la réflexion"...


    Notre invitée, Emeline De Bouver, nous a abreuvé des réflexions et observations nées de ses recherches sur le renouveau de l’engagement et la transition écologique... Le public est conquis ! (Et sa présentation est disponible  !)



    Nous avons ensuite pris le temps d’échanger en petits groupes sur les différentes thématiques (transformation de nos modes de vie - transformation intérieure et culturelle - transformation structurelle - transformation relationnelle) et le lien que nous y voyons avec la "porte d’entrée" qu’est chez RdC la thématique de l’alimentation.



     



    Ensuite est venu le "temps de l’action"...


    TITOM nous a ouvert une bulle de création collective d’affiches grâce à sa myriade de pochoirs... et nous avons été bien prolofiques. C’est toujours bon de se laisser aller à la créativité une fois le cerveau bien réchauffé !



    Pour finir est arrivé le "temps de la fête" ou plutôt celui des papilles :)


    Nous nous sommes régalés autour des bons petits plats concoctés par chacun.e et avons pu terminer en douceur cette journée de rencontres et d’échanges.



    MERCI à toutes les personnes présentes et/ou de passage, quel plaisir de passer du temps en votre compagnie... et quelle bonne soupe nous formons ensemble !


    Au plaisir de vous retrouver bientôt !

janvier 2020 :

décembre 2019 | février 2020

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